#Lecture "Le Dernier des Yakuzas" de Jake Adelstein


J'avais beaucoup apprécié : "Tokyo Vice". C'est l'auto biographie de l'auteur devenu journaliste au Japon et qui va plonger dans le monde des Yakuzas.

"Le dernier des Yakuzas" est différent. Ce n'est plus une autobiographie, mais la biographie du garde du corps de Jake Adelstein. Oui un garde du corps Yakuza.
Pourquoi ? Comment ? Il faut lire "Tokyo Vice" avant pour comprendre le contexte de ce livre-ci.

Ce livre est une grande fresque des Yakuzas vu par l'entremise d'un jeune qui va peu à peu monter les échelons pour devenir un "boss". C'est donc plus vaste que Tokyo Vice, mais aussi plus distant.

Le panorama est vaste. Les groupes sont nombreux. Les "réorganisations" sont violentes et plus nombreuses. J'ai été parfois un peu paumé au milieu des factions rivales.

J'en ai cependant beaucoup appris sur la vie d'un Yakuza et sur qu'il y a après. C'est parfois la mort, parfois le départ pour une vie sans aucune perspective. Qui voudrait d'un tatoué comme voisin, d'un homme avec des phalanges en moins. Les retraites dorées sont terminées. La sortie est parfois mortelle, mais souvent banale et sordide.

Le roman est lucide. On parle bien de code d'honneur, mais on constate bien que c'est une exception au milieu d'une masse d'opportunistes prêts à tout pour l'argent.

L'argent est vraiment le cœur de la vie d'un Yakuza : on extorque, on magouille, on fait du business et on paye ceux qui sont au-dessus de vous. Le code d'honneur est passé d'espèce en danger à espèce disparue.

Un témoignage unique et de première main.
Je répète mon conseil : lire "Tokyo Vice" avant de lire ce livre pour connaître le contexte, le style de l'auteur et lire d'abord un récit plus personnel.

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