Lecture : "2048" de Lionel Cruzille


Résumé éditeur :


Dans un monde qui se relève du chaos, tous les êtres humains se sont vus implanter une puce biotechno pour survivre à une terrible pandémie. Miya, orpheline et vagabonde, évolue dans cet univers sombre avec des pouvoirs de sorciers dont elle ne connaît ni les limites ni les véritables usages, mais qui ont permis sa survie. Tout bascule lorsqu’elle se fait enlever par un inconnu durant un affrontement avec les CYTOP, la cyber police, au cours duquel elle va perdre son compagnon.
Elle se réveille dans un centre éloigné de toute civilisation abritant un nouveau groupuscule étrange et conduit par un certain Shifu. Miya, ne le sait pas encore, mais sa destinée est complètement liée à la survie de l’Humanité tout entière, car elle seule détiendrait la clé pour faire face à l’Apocalypse que tout le monde redoute. Le compte à rebours est enclenché. Miya sera-t-elle prête à temps ? A-t-elle seulement conscience des dangers qu’elle devra affronter ? Quel prix sera-t-elle prête à payer ? Celui de sa vie ?

Avis

Soyons clairs : ce roman n'est pas pour moi
Pour quelles raisons ?
  • Il est court (un peu plus d'une centaine de pages) et j'aime les lectures un peu plus longues
  • C'est plus un prologue qu'un roman complet (gros cliffhanger final avec un rythme qui s'accélère subitement lors du dernier chapitre)
  • La narration est très déséquilibrée entre les sorciers (95% du récit) et ceux qui sont derrière cette société déshumanisée (5% du récit)
  • Il y a très peu de personnages. Les personnages secondaires sont très peu développés.
  • L'arrière-plan du roman reste très flou :
    Comment en est t'on arrivé là ? Ce point est souvent évoqué, mais de façon lacunaire.
    Comment les hors système ont-ils bien bu établir leur "base" ?
  • Le roman n'est pas un Matrix technocentré, mais un roman tournant autour du "Qi", du yoga, des réincarnations...
    C'est un récit mystique camouflé qui tourne parfois à l'apologie des charlatans avérés et à l'anti-pharma / anti-vax.
    Voici une citation :
— Oui, c’était un maître Philippin, un que l’on appelait « guérisseur à mains nues ». Maître Datu était son nom. Il pouvait entrer sa main dans un corps pour la ressortir avec du sang ou parfois des objets qu’il ôtait ensuite du patient. Il purifiait et guérissait les gens ainsi. Et quand sa main ressortait, il n’y avait ni blessure ni cicatrice. Rien. Le corps du malade était guéri et intact. Il enlevait le mal comme ça. Ces hommes furent très célèbres au siècle dernier. Mais ils furent poursuivis et massacrés durant la « grande croisade blanche ». Les laboratoires, tout comme les États les plus puissants du monde, voyaient d’un très mauvais œil le pouvoir de guérir les gens comme ils le faisaient, et le firent encore plus à tour de bras durant l’épidémie.


Mais il avait des bons ingrédients :
  • L'idée d'une société vivant non pas dans une matrice, mais dans une société à la réalité trop augmentée. Trop augmentée ? Oui à tel point qu'elle masque la réalité. La réalité augmentée rend le monde virtuel.
  • Un mélange mystique / technologique qui aurait pu être mieux dosé

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