Fantasy Va-t-en guerre - Terry Pratchett


Avis

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le disque monde, il s'agit d'une série de romans mêlant avec habilité fantasy et humour. Ce monde est celui de la magie, des trolls, des nains, de la MORT., .. Mais ici les trolls font partie du guet (la police), avec des nains, un zombie, ...

Chaque roman est indépendant des autres mais certains personnages sont récurrents et ils évoluent et on s'y attache !

Dans ce roman, Ank Morpok la ville qui est presque un personnage en lui même, va déclarer la guerre à sa voisine.

J'adore le guet (la police d'Ank Morpok) et encore une fois ils ne m'ont pas déçu. Cette compagnie si hétéroclite est le contre poids absolument nécessaire à tous ces belliqueux, bas du front, xénophobes qui veulent faire tater de l’épée à ces étrangers qui veulent faire main basse sur un territoire.

Voila ce que j'aime dans le disque monde. Les travers de notre monde qui parait si fade sont finement caricaturés (finement malgré l'exagération propre à ce monde fou).

Mais quelque part c'est un peu cruel. Une fois refermé le roman, je me suis dit que nous manquions de comissaire Vimaire, de capitaine Carotte, et de tous les autres même les plus improbables comme Chicard.

Le roman est palpitant. Le rythme est épique. les répliques hilarantes. Lisez le et vous sourirez dans les transports

Quelques citations

Les gens pouvaient vivre côte à côte depuis une éternité, se saluer d’un signe de tête amical tous les matins sur le chemin du boulot… puis un jour, pour une peccadille, il fallait retirer une fourche de l’oreille d’un gus
ce sont les déserts et les régions en altitude qui ont vu naître les religions. Quand l’homme ne voit rien d’autre que l’infini insondable au-dessus de lui, il éprouve toujours le besoin pressant, impérieux, de trouver quelqu’un à interposer.
Y a besoin d’une excuse pour déclarer une guerre ? fit Chicard. J’veux dire, pour qui ? Tu peux pas juste dire : “Vous avez plein d’fric et de terres, mais moi j’ai une grande épée, alors on partage tout d’suite, fissa” ? C’est ce que j’ferais, moi, dit le caporal Chicque en fin stratège militaire qu’il était. Et je l’dirais même qu’après avoir lancé l’attaque.
Ben, c’est ça la société, j’en ai peur, dit Carotte. On déverse toutes nos cochonneries sur les gens d’en dessous jusqu’à ce qu’on trouve quelqu’un disposé à les manger
Pas surprenant que cet homme soit un diplomate. On ne pouvait lui accorder aucune confiance, il pensait en boucles, et on avait du mal à ne pas l’aimer malgré tout.
Vous ne croyez pas que l’ennemi risque de nous attendre là ? C’est une zone de débarquement tellement évidente.
— Pas évidente du tout pour le stratège militaire aguerri, monsieur ! Ils ne nous attendront pas là précisément parce que c’est tellement évident, comprenez ?
— Vous voulez dire… ils vont penser que seul un parfait imbécile débarquerait là, monseigneur ?
C’était parce qu’il tenait à l’existence de conspirateurs. Il valait beaucoup mieux imaginer des hommes dans une salle enfumée, devenus fous et cyniques à force de privilèges et de pouvoir, en train de comploter en sirotant une fine. Il fallait s’accrocher à ce type d’image, car on risquait sinon de devoir se rendre à l’évidence, que les malheurs avaient pour cause des gens ordinaires, des gens qui brossaient le chien et racontaient des histoires à leurs enfants pour les endormir mais étaient ensuite capables de sortir commettre des atrocités sur d’autres gens ordinaires. C’était tellement plus facile de tout leur mettre sur le dos à eux
Après l’école de « Mon père disait toujours », le lycée de « Ça tombe sous le sens », il suivait désormais des cours de troisième cycle à l’université de « Ce que m’a raconté un type au bistro »
Les impôts, messieurs, ont beaucoup de points communs avec l’industrie laitière. La tâche vise à traire le maximum de lait avec le minimum de meuglements. Et je crains de devoir vous avouer que ces temps-ci je n’obtiens que des meuglements
“Donne un feu à un homme et il a chaud un jour, mais flanque-lui le feu et il a chaud toute la vie.”
Faire l’histoire, en fin de compte, c’était plutôt facile. C’était ce qu’on écrivait. Aussi simple que ça.
le degré d’intelligence de cette entité qu’on appelle une foule est inversement proportionnel au nombre d’individus qui la composent

Commentaires

  1. Les citations sont à mourir de rire ! Je pense que je vais finir par céder et ricaner dans les transports avec l'un de ces livres :)

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