SF : Prélude et Aube de la Fondation d'Issac Asimov


Introduction

Tout le cycle de Fondation repose sur la psychohistoire. L'histoire humaine serait dans certaines limites modélisables mathématiquement. Du modèle mathématique, on pourrait tirer des tendances, des prévisions. L'empire galactique en décadence n'y va pas rester indifférent...

Avis

Soyons direct : je n'aurais pas dû lire Prélude et Aube avant le cycle de la fondation elle-même.
L'auteur donne pourtant un indice en introduction
"Mon retour à la série en 1982 n’a pas été de mon fait : ce fut le résultat de la pression conjuguée, et finalement insoutenable, du public et des éditeurs"
Dans ces deux romans, on en apprend donc beaucoup sur la genèse de la psychohistoire. Mais paradoxalement assez peu sur le sujet en lui-même par rapport à son importance.

Les personnages principaux sont attachants et peu nombreux. Nous avons donc le temps de les voir évoluer, vieillir et voir le monde changer autour d'eux. Quelque chose que j'apprécie.

Le récit traine en longueur. Le Prélude commence en effet quand Hari Seldon fait son premier discours exposant la possibilité d'une prédiction scientifique possible du destin de l'humanité.
Et les toutes dernières pages de l'aube voient la psychohistoire non encore achevée quitter le coeur de l'empire pour se réfugier en bordure de l'empire.


Entre les deux plus de 40 années de doutes, de complots, de révélations, d'avancées, de luttes. 40 années d'une longue descente de la société vers le chaos.

J'aime les histoires personnelles qui traversent des décennies (comme dans Spin).
Mais alors que dans Spin, le récit progressait beaucoup grâce à d’habiles sauts de quelques années ou décennies, ici le récit m'a paru beaucoup plus continu et parfois interminable. Les progrès sont lents et les aléas nombreux.

Il y a quelques révélations (je ne divulgacherais pas quoi) dans l'aube et le prélude qui doivent gâcher quelques mystères de la Fondation.

Conclusion  

Une conclusion paradoxale : lisez Fondation et ensuite posez-vous la question de l'utilité de lire ces deux romans.

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