Les Annales du Disque-Monde, Tome 12 : Mécomptes de fées - Terry Pratchett

Avis

Beaucoup de contes dans ce roman. Ils ne sont pas traités comme dans un Disney : les marraines fées sont trop sorcières aux caractères bien trempés,  l'animal de compagnie est un chat bien particulier pas du tout mignon, on boit au delà de toute limite, etc.
Et les remarques sont bien senties.

Le chat qui s'appelle Gredin vaut le détour. Quelques exemples :
"l’une d’elles avait récupéré son chat qui venait d’acculer un taureau désorienté de deux cents kilos et cherchait à le jeter en l’air, histoire de jouer un peu avec lui".
"Il s’était enfoncé au trot dans les bois, était tombé sur quelques loups, s’était assis et leur avait souri jusqu’à ce qu’ils se sentent mal à l’aise et fichent le camp"
Bémols :
  • Madame Gogol parle en créole. Créole qui est retranscrit à l'excès et rend la lecture des dialogues trop difficile.
  • Mon personnage favori LA MORT est très peu présente.
Mon conseil : Ne pas lire de roman de disque-monde de façon trop rapprochée. Laisser passer du temps. Vous replongerez avec d'autant plus de bonheur dans ce monde burlesque et pittoresque.

Histoire

Une mission de tout repos pour trois sorcières de haut vol (Air Balai) : empêcher les épousailles d’une servante et d’un prince. Pas de quoi impressionner Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail. Oui, mais :
1. Ça se passe à l’étranger (beurk !), dans la cité lointaine de Genua.
2. Que faire d’une baguette magique de seconde main qui ne sait que transformer les choses en citrouille ?
3. Comment s’opposer au pouvoir irrésistible des contes s’ils sont manipulés par la redoutable « bonne fée » Lilith ? N’est-ce pas le merveilleux destin d’une servante que d’épouser le prince ? Comme celui des mères-grands de se faire dévorer par le loup ? Tel n’est pourtant pas l’avis de madame Gogol, la sorcière vaudou des marais de Genua. « enco an piti zassiette di gombo, ma chè ? »

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