Chronique d'une mort annoncée - Gabriel Garcia Marquez


Résumé

Sur la silhouette de Santiago Nasar s'est penchée la figure grimaçante de la mort. Qui n'a pas entendu, de la bouche même des assassins en puissance, les frères Vicario, le désir ardent de laver dans le sang l'honneur bafoué de la famille ? Nombreux sont ceux - les amis, la famille, les criminels eux-mêmes - qui tenteront de déjouer ce que le narrateur, enquêteur minutieux, affirme comme inéluctable dès les premières pages... Mais sur ce bout de terre tropicale, rien ne semble capable de fléchir l'axe effilé du destin. Récit bref, l'histoire se déroule en cercles concentriques sous la forme d'une spirale infernale qui précipite la victime vers sa fin, connue de tous, qu'il soit acteur ou lecteur. L'écrivain colombien, par cette construction ingénieuse, développe avec humour et imagination - annonçant l'explosion lyrique et stylistique de Cent ans de solitude - le thème de la fatalité. Une fatalité décrite par Gabriel Garcia Marquez comme l'émanation concrète, émancipée au-delà du concept, d'une population aux règles ancestrales et à la destinée pétrifiée. --Hector Chavez

Avis

Sa lecture m'a laissé un gout d’inéluctablement. Certes, on sait rapidement que Santiago Nasar sera tué, mais rien ni personne ne semble pouvoir ou vouloir stopper les assassins. Ces derniers ne se cachent pas. Ils agitent le drapeau rouge. Mais l'incrédulité, la lâcheté, les circonstances, l'acceptation permettent aux assassins de tuer Santagio.

Le roman est raconté à postériori. Ceci donne une certaine distance au récit et permet de raconter cette journée funeste de différents points de vue.


Il est surprenant de redécouvrir que les crimes d'honneurs liés à la non-virginité de la femme lors du mariage fussent à ce point acceptés ! Les assassins ne sont juste que des innocents aux yeux du village. C'est le côté négatif de ce roman. Les moeurs ont bien changé. Ou du moins, je l'espère !

Défaut : le livre est court !

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