De l'inégalité parmi les sociétés : Essai sur l'homme et l'environnement dans l'histoire - Jared Mason Diamond

Résumé Editeur

L'inégalité dans la répartition des richesses entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, Jared Diamond montre notamment : le rôle de la production alimentaire (c'est-à-dire la domestication des plantes et des animaux sauvages, puis l'augmentation des vivres par l'agriculture et l'élevage, qui permet d'entretenir des bureaucraties et des artisans spécialisés dans la production des armes) ; l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses favorisées par la révolution agricole (les germes eurasiens ont tué plus d'indigènes américains et non eurasiens que les fusils ou les armes d'acier des Eurasiens) ; le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique. A l'ère de la globalisation, Jared Diamond nous propose opportunément cet essai, en tout point singulier, sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les sociétés.

Avis

Un essai passionnant : Très documenté Jared Diamnond dresse un large panorama de l'évolution de la société humaine. Il n'est pas de différences de races. C'est non relevant.Pour l'auteur, et son essai est très convaincant : la biogéologie ou la géobiologie (j'invente des mots) est le déterminant fondamental de l'histoire humaine. Beaucoup d'Occidentaux s’enorgueillissent de leur suprématie.
Mais cette suprématie actuelle n'est t'elle pas la conséquence lointaine, mais profonde des conditions naturelles ?

L'auteur répond à cette question.

L'essai est captivant sur sa première moitié. Ensuite la répétition se fait plus fréquente, lorsqu'il repasse en revue des zones géographiques et culturelles à la lumière de la première partie.

En fin de volume, un long chapitre, réponds visiblement à tous ceux qui l'accusent de ne pas être qualifié (il n'est ni historien ni ethnologue) pour avancer de telles thèses.

C'est un essai fascinant, bien documenté et, semble t'il bien étayé. Il est hélas, un peu long et répétitif vers la fin
De quoi tordre le cou, à bien des idées stériles de prééminence de civilisation, de choc ...

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