Celsius 233 de Neil Jomunsi #ProjetBradbury 7/52

Projet Bradbury ?

Pour en savoir plus sur la démarche de Neil Jomunsi : lisez le blog "Projet Bradbury" sur Actualitté.

Synopsis

Hector est un fonctionnaire zélé au service d'un état totalitaire et intrusif : son travail consiste à écouter les conversations des citoyens, à les placer sous surveillance vidéo, à les suivre dans la rue jusqu'à ce qu'ils fassent un faux pas — volontaire ou inconscient — et tombent sous le coup de la loi. Hector aime beaucoup son travail. Il y excelle même. Mais un jour, la machine répressive se retourne contre lui.

Celsius 233 est la septième nouvelle du Projet Bradbury, un marathon d'écriture où Neil Jomunsi publie un texte par semaine pendant un an. Il est aussi un hommage assumé à Ray Bradbury et à son célèbre Fahrenheit 451.

Avis

Nous étions pour la précédente nouvelle dans la nostalgie de l'enfance. Pour cette nouvelle, c'est un changement de décor complet.
Nous suivons un maillon essentiel de tout système totalitaire : l'exécutant qui prend du plaisir dans son travail. Il en est fier. Il en est craint. Il n'a presque aucune humanité. Il sert le système.
C'est en fait un de ces rouages qui ne vivent que par le rôle que l'oppression leur confie. Sans elle, ils ne sont rien et n'ont pas de vie, d'envies, de passions.

Je ne pense pas que tout le monde aimera cette nouvelle : la froideur d'Hector est glaçante. 

Mais j'ai aimé cette nouvelle.
Pourquoi ?
Pour ces références aux univers :
  • Farenheit 451 (pour ceux qui n'auraient pas converti les °C en °F)
  • 1984 concorde parfaitement
  • Le meilleur des mondes
  • Brazil : Certes, le film est très onirique à l'inverse de cette nouvelle.
    Mais la fin de la nouvelle et du film ont de nombreux points communs.
    Dans le film, le personnage principal Sam Lowry finit par s'échapper.
    Le dénouement de la nouvelle, est-il de même nature que celui de Brazil ?
    S'échappe-t'il physiquement ou ... ?
    Je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler.
    Je retrouve aussi, comme dans Brazil, le personnage du mentor du père (Mr Helpman).
    Je retrouve aussi les forces d'intervention brutales.
    La tenue standardisée aussi.
  • et plus contemporain PRISM.
    Écouter, suivre, dénoncer et soupçonner les gens ordinaires est devenu de nouveau d'actualité n'est-ce pas ? Quelle est la différence fondamentale entre le fonctionnaire de la sécurité qui vous écoute depuis l'appartement d'à côté et celui qui lit vos mails ?
Dans tous ces récits, Hector aurait pu être, durant un chapitre, le fonctionnaire zélé qui traque et dénonce.

Vivement la prochaine nouvelle du projet Bradbury.

Autres Avis

Dzahell a moins accroché que moi. Il faut dire que le rapprochement que j'ai fait avec "Brazil" influe positivement sur mon avis.

P.S.

Je suis toujours épaté par les couvertures : vraiment en adéquation avec la nouvelle

Une petite musique pour finir


Commentaires

  1. Bonjour,
    Eh bien tu vois, celle-ci ne m'a pas convaincue. Je lui reconnais bien sûr un style irréprochable mais je n'ai pas été emballée ni trop captivée.
    Il en faut pour tous les goûts et l'auteur comme tu le disais justement ne peut pas toujours plaire à tous ses lecteurs.
    En tout cas, belle chronique

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir,
      J'ai ajouté un lien vers ta critique.
      Comme indiqué dans l'ajout que je viens de faire dans le billet c'est la proximité avec "Brazil" qui me l'a fait voir sous un jour intéressant.
      Comme Neil, les régimes totalitaires m'ont toujours fasciné.
      Je viens de finir la prochaine nouvelle.
      Le billet est programmé pour Vendredi midi.
      Je retourne lire le livre que j'ai reçu dans le cadre de la masse critique.

      A bientôt !

      Le Chti

      Supprimer

Enregistrer un commentaire