Lecture - La symétrie des Souffles d'Alexandre Jarry


Résumé éditeur

France. 2012. Lou a la poisse. Une poisse à faire pleuvoir des pianos. Anne-Gaëlle, elle, a une veine du tonnerre. Entre les deux femmes, des kilomètres, de grosses tempêtes, un curé pas très catholique, un couple de retraités accompagnés de Monsieur Kiki, un psy surmédiatisé, un demeuré et deux prophètes, Nostra et Damus, plus allumés qu’illuminés qui vont pourtant parvenir à réunir tout ce beau monde autour de leur organisation secrète, le MysteranduM. Selon eux, l'Apocalypse - la vraie - est prévue pour Dimanche en huit. Autant dire qu'il ya du pain sur la planche ! Leur ambition ? Comprendre les dérèglements climatiques qui ont ravagé la ville la plus célèbre du monde (Limoges) et déjouer un complot politico-mystique impliquant une menace extraterrestre imminente, des agents secrets et des grille-pain intergalactiques. Rien de moins ! La finalité de tout ça ? Sauver le Monde, pardi ! Et si vous n'y comprenez rien, soyez rassuré, eux non plus. Dégainez le pop-corn et préparez-vous à affronter la Fin du Monde la plus tordue et la plus tordante jamais racontée.

Un roman que je n'ai pas réussi à finir...

Le sujet est bien trouvé même si d'une portée très franco-française.
L'alternance des points de vue est intéressante.
Mais il y a plusieurs soucis avec le roman.

1.La prose est trop verbeuse.

Tout est décrit avec beaucoup trop de détails qui se répètent même parfois.
Par exemple :
- à quelques pages d'intervalles, la tenue des personnages est redécrite.
- on décrit comment un personnage fouille dans son tiroir.

Les dialogues sont entrecoupés des motivations des personnages et perdent en naturel.
En fin de compte, l'action n'avance pas et je finissais par appréhender les dialogues.

2.Les personnages

Je n'arrive pas à croire au personnage de Joris qui passe de prêtre convaincu à fondeur de secte en un instant.
Les autres sont un peu plus crédibles mais pas suffisamment.

3.Les situations

Parfois, les situations ne sont pas crédibles : un des personnages reçoit le gros du loto directement en espèces chez un obscur buraliste.
Je sais,c'est de la fiction, mais le personnage aurait pu trouver des millions dans un sac dans la rue. La fiction ne doit pas être réaliste.
Mais quand elle emprunte les chemins du quotidien et du réel, elle a le devoir d'être cohérente.

En conclusion

Les idées sont là, mais le récit n'est pas assez percutant et incisif.
J'ai lu [R.U.N] et j'ai passé un bon moment intense.

Commentaires