Un roman que je n'ai pas pu finir : Radix de A. A. Attanasio

Il y avait beaucoup de bons ingrédients

  • Le personnage principal est un anti-héros fascinant
    Il est obèse non pas par surpoids mais par déchéance corporelle.
    Il a raté sa vie professionnelle, sentimentale.
    C'est un tueur par vengeance.
    Il vit dans un monde en décrépitude.
    Un destin, un chemin l'attends (on le devine assez vite) !
  • Le monde :
    Les humains sont presque tous des mutants.
    La pureté génétique est une denrée rare (et marchandable).
    Paradoxalement le looser principal en question est génétiquement pur...
     Il y a plein de personnages bizarres dotés de dons psychiques
    Beaucoup de mystères...
  • Le récit : c'est un voyage initiatique qui va transformer du tout au tout le looser des débuts en un combat d'abord puis en entité supérieure.

Au début...

Car les mutations, les pouvoirs bizarres, les êtres aux pouvoirs non humains sont les conséquences d'une énergie, une énergie psychique cosmique et le récit en est rempli !
Au début du récit, c'est un aspect mineur au au milieu de tout le vocabulaire...
Tout le vocabulaire ? Et bien oui on débarque au milieu de distors (mutants), de Voors (les psychiques), de groupes de pouvoirs, de pierres , d'appareils, ...
Presque tout ce qui fait ce roman, dans sa spécificité, a un nom inventé.
J'ai ramé comme ça durant le 1er quart du livre.
Mais le premier quart est passionnant : le "héros" du récit voit sa vie bouleversée et affronte justement le monde et ses mystères opaques.
Donc je surmonte !

Mais...


A partir du 2ème quart, la moitié du texte n'est littéralement que du charabia new age.
On ne parle que d'énergie psychique : personnelle, naturelle, planétaire, cosmique.
Le récit en est complètement englué !
L'initiatique prend 99% du récit avec 1% de révélation et d'avancée vers un dénouement que pour finir je ne voulais plus connaitre.
On comprend vite qu'une énergie cosmique imprègne toute choses (vivantes) et que les Voor sont des entités  issues de cela.
On comprend que le héros va assimiler et assumer tout et prendre la mesure du Cosmos.
Mais pour ça il faut des chapitres entiers ! Interminables !

Et je décroche

Pris dans la toile psy(chose), on arrive à la moitié du livre à l'histoire de la Terre :
Comment en est t'on arrivé là ?
Comment la terre a t'elle régressée (car la société est chaotique) ?
Cela aurait pu être passionnant mais c'est raconté par l'entremise d'une plongée dans ses vies/souvenirs enfouis et c'est trop tard !
J'en avais alors plus qu'assez et n'attendais plus le dénouement (encore plus de new age ?)
Dénouement que je ne voulais plus connaitre...

Fin de ma lecture.


Pour se détendre :

Je sais c'est une critique vache (mais sincère) alors pour ce détendre :

Ecoutez le sketch "La boutique new age" de François Pérusse !


La chute du sketch radiophonique correspond bien à mon état d'esprit au moment de fermer ce roman.

Et vous ?

Qu'avez.vous pensé de ce roman ?


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