samedi 16 juillet 2016

Polar Nordique : Hiver arctique d'Arnaldur Indriðason

Encore un e-book que j'ai pu emprunter via Bibliomedia le réseau de prêt d'eBook des bibliothèques de Suisse romande.

Avis

Erlendur enquête sur la mort d'un petit garçon thaïlandais. Nous plongeons avec lui dans le monde des immigrés en Islande. Le contraste entre la Thaïlande et l'Islande est immense. Les sentiments des Islandais couvrent vraiment un large spectre.
On croise ceux qui apprécient véritablement les Thaïlandais et leur culture, ceux qui y sont parfaitement indifférents et les autres : les xénophobes minables et haineux.

Mine de rien, c'est le premier roman d'Arnaldur Indriðason que je lis et qui se passe vraiment en hiver. Certe "La voix" se passait en décembre. Mais c'était plutôt un huis clos dans un hôtel. Ici la jeune victime est morte seule dans le froid dehors à quelques mètres de son foyer. Et cette mort contamine littéralement toute l'histoire du roman. L'enquête sur fait dans le noir et froid hiver islandais. Erlendur pense de suite à un crime raciste. Mais l'incertitude plane jusqu'au bout tant les témoignages sont tenus ou inexistants. Une intrigue secondaire intéressante émerge dans ce roman. Est-ce le début d'un fil conducteur autre que le passé douloureux d'Erlendur ?

J'aurais d'ailleurs aimé que l'histoire d'Erlendur progresse davantage. Il perd son mentor pendant l'enquête, mais cet événement ne provoque pas chez lui de sursaut salutaire. Il ne parvient pas à se libérer de son passé ou même à commencer par en parler.

Encore un très bon Arnaldur Indriðason au rythme très bien dosé.

Les autres romans du même auteur

mercredi 6 juillet 2016

Polar Islandais : L' Homme du Lac - Arnaldur Indriðason

Ce roman fait partie d'une série : chaque roman est indépendant, mais les personnages évoluent.
Il faut donc lire :
  1. La cité des jarres
  2. La femme en vert
  3. La voix
avant de lire ce roman (idéalement)

Comme à chaque fois, la victime donne le "la" du thème principal du récit. Ici il s'agit plutôt de la guerre froide. S’agit ? Arnaldur Indriðason ne nous parle pas d'échange d'espion sur de ponts au petit matin ou de bras de fers désincarnés entre dirigeants. Non. Il fait remonter du passé ces jeunes partis étudier en Europe de l'Est quand le socialisme était encore un idéal fréquentable.

Vue d'Islande, l'utopie socialiste semblait belle. Mais pour ses étudiants plongés dans la réalité d'une vie bien plus basée sur la surveillance mutuelle que sur la construction d'un avenir radieux, le choc peut être rude. Certains se révoltent, d'autres restent alignés coute que coute sur la ligne. Il ne fait pas bon douter et encore moins le dire. Des vies seront broyées. Amitiés, amours, confiances n'y peuvent y résister.

Comme pour les autres romans, le commissaire Erlendur hanté par ses démons personnels ne lâche aucune piste pour retrouver qui peut bien être cet homme retrouvé dans le lac.

C'est une enquête minutieuse. Point de gadget qui vous affiche le nom du coupable, mais au contraire des intuitions patiemment suivies. Le rythme est donc plus lent que celui d'un polar américain. Mais comme l'émotion, la crédibilité des personnages, la construction des romans sont bien présents alors au final c'est encore un polar émotionnellement fort et captivant de la première page à la dernière.

Allez je vous laisse, le suivant "Hiver arctique"est déjà dans ma liseuse... et pour tout vous dire je l'ai déjà bien entamé.

mercredi 29 juin 2016

Novella SF : Sanctum Corpus d'Olivier Saraja


Je suis bien ennuyé : J'ai gagné cet e-Book grâce à un concours sur Twitter organisé par Olivier.
Hélas je suis assez mitigé.

Pourquoi ? La longueur ...

Je suis d'habitude assez frustré par les lectures courtes. En dessous de 100 pages, j'ai du mal à trouver suffisamment de matière aussi bien dans l'histoire elle-même que dans la profondeur des personnages.
Comme ici le texte fait intervenir pas mal de personnages et que la trame dure bien plus que plusieurs jours, alors le récit est rapide, trop rapide.
Par exemple, quand le personnage principal perd sa connexion avec le réseau qui régit son monde, je n'avais pas eu assez de temps pour ressentir à quel point ceci était important pour lui et ses compatriotes.

Il n'y a pas assez de temps pour développer des concepts intéressants (cf plus bas)

Pourquoi ? l'histoire ...

Résumé personnel :

Un membre d'une caste privilégiée se retrouve soudain exclu et prend, bien malgré lui, contact avec les rebelles. Il va alors découvrir la réalité ainsi que l'amour et apporter aux rebelles quelque chose dont ils ont besoin pour renverser la situation.

Trop prévisible à mon gout.

Mais il y a des bonnes idées...

Les humains augmentés

Les humains sont de part et d'autre modifiés : métabolisme augmenté, organes artificiels, nanotechnologie. Intelligemment le roman n'expose pas une lutte entre les privilégiés augmentés et les rebelles opposés à toute augmentation. Chacun accepte les modifications.
Évidemment les dits moyens pipent complètement la donne dès qu'il s'agit de lutte. L'augmentation de l'humain est un levier supplémentaire des privilégiés pour dominer les autres.

Le rejet passé des modifications génétiques mériterait un prequel.

Les cités

Les cités, entourées d'un terrain hostile luttent pour leur survie. Je ne divulgacherais pas leur fondation. Il y avait là un terreau exploitable pour donner une plus grande profondeur aux rebelles. Certains auraient pu être des vétérans ayant fait tomber une autre citée par exemple.

La fin

Je ne vais pas divulgacher donc je dirais que le destin final de certains personnages me fait penser à un de mes films d'animation préféré :

En conclusion

Du même auteur, je recommande plutôt Spores !
C'est également un format court. Mais comme les personnages sont moins nombreux et l'histoire moins riche, le format s'y prête mieux.